J’ai été sollicité jeudi par ma sœur Nadia Okoumassoun pour la présentation de son livre « Romuald Wadagni, la mémoire du trône » dans un hôtel à Cotonou. Ce fut un grand plaisir pour deux raisons. J’avais satisfait à un devoir de  » Père « . En tant que papa de jumeau, j’avais toujours eu des appréhensions sur les « caprices » supposés de ces êtres assez atypiques dans le contexte africain.

En répondant vaille que vaille à l’invitation de Nadia, j’avais satisfait à mon devoir d’équité et d’impartialité puisque j’avais déjà rendu ce service à sa sœur jumelle il y a quelques années. Je n’ai pas eu tort d’avoir accepté de lire cette production intellectuelle. J’étais curieux de savoir ce que Romuald Wadagni représentait pour la « mémoire » finissante du régime Talon.

Mais l’auteure m’a bien eu, en proposant, non pas une documentation riche d’une marche consciente du dauphin vers le trône mais tout autre chose. J’ai plutôt eu un beau sujet à méditer : le processus de dévolution du pouvoir à travers le temps et les cultures. Sujet formidablement dense !

A ceux qui disent que le pouvoir s’arrache… à tous ceux qui pensent que celui qui gagne le pouvoir, c’est le plus habile dans les intrigues, le plus félon et le plus violent….vous devez réviser votre argumentaire : on peut faire semblant de ne pas vouloir quelque chose pour mieux l’avoir ! Et cela, parfois, au péril même de celui qui détient ce que l’on semble dédaigner. Belle production, Nadia !

Thanguy AGOI Chroniqueur littéraire

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